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mercredi 14 janvier 2015

Les chemins de la mémoire

On retient 

5% de ce que l'on entend, 

20% de ce que l'on lit, 

80% de ce que l'on fait, 

90% de ce qu'on est capable d'expliquer.


A la lecture de cette maxime, retenons que l'action nous permet de mieux mémoriser. A partir du moment où nous lisons, faisons, expliquons, nous nous approprions le savoir. La transmission est le degré de mémorisation le plus important. Si l'on est capable d'expliquer, cela veut dire que l'on a compris et assimilé les connaissances à acquérir.      

samedi 26 octobre 2013

Procédés mnémotechniques : des bons plans ... de rappel

La mémoire a besoin de repos
Les procédés mnémotechniques sont des techniques pour améliorer la mémoire. Ils ont l’avantage de constituer des plans de rappel efficaces.

« Le procédé le plus connu est celui de la phrase clé dont les premières syllabes ou initiales sont des indices de récupération phonétiques » nous dit Alain Lieury dans son livre « Doper son cerveau » (Dunod).

Ainsi, pour se remémorer les périodes géologiques de l’Ere Primaire, on pourra se souvenir de cette phrase :
  • "Cambronne S’il eût été Dévôt n’eût pas Carbonisé Son Père" (Cambrien, Silurien, Dévonien, Carbonifère, Permien)
Plus la phrase est farfelue, plus il est aisé de se la remémorer. En effet, le cerveau aime les images décalées, originales, plus faciles à rappeler.

D’autres exemples :
Pour se souvenir de l’ordre des planète :
  • "Me Voici Tout Mouillé, Je Suis Un Nageur Pressé" (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton)
Les auteurs du XVIIe siècle :
  • "Sur la racine de la bruyère, la corneille boit l’eau de la fontaine Molière" (Racine, La Bruyère, Corneille, Boileau, La Fontaine, Molière)
Les prépositions :
  • "Adam part pour Anvers, avec deux cents sous" (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous)
Les conjonctions de coordination :
  •    "Mais où est donc Ornicar ?" 

vendredi 18 octobre 2013

J’apprends donc je vis

Savez-vous que le savoir est vivant ? 
Plus exactement, l’acquisition des connaissances, par le biais de la mémoire, est une activité incessante et en changement perpétuel.


Lorsque l’on souhaite retenir des informations, leur traitement passe par deux canaux : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. C’est cette dernière qui engrange nos connaissances de façon durable. Mais pour y arriver, la mémoire à court terme travaille énormément.

Des mémoires en quêtes de sens
En effet, si nous voulons garder une information, il faut qu’elle ait un sens, qu’elle trace son chemin parmi ce qui est déjà stocké.

Dans le livre « Donner l’envie d’apprendre »* les auteurs expliquent le fonctionnement de la mémoire ainsi :  nous pouvons nous imaginer la mémoire comme une vaste bibliothèque où sont entreposés des milliers de livres. Une nouvelle information arrive : elle est entreposée dans la salle de travail (mémoire à court terme), où elle est examinée : à quoi sert cette information, est-elle utile, où doit-elle être classée… ?

Il faut alors puiser dans le stock de livres connus (déjà classés), de façon à consulter d’autres informations et se faire une idée. On peut ensuite lui donner une place provisoire car il va falloir encore plusieurs comparaisons avec d’autres livres, avant d’être classée définitivement (mémoire à long terme) où cette information servira, elle aussi, à comprendre de nouvelles informations.

Ce mouvement constant dans ces deux mémoires, cette immense bibliothèque dans laquelle les informations sont traitées indiquent une grande activité et un renouvellement continuel.      

La mémoire permanente  
Elle est la mémoire des acquis. Elle aime l’ordre. Pour optimiser son fonctionnement, nous devons la réactiver par la répétition et l’utilisation des savoirs emmagasinés. C’est grâce à elle que nous raisonnons, que nous réfléchissons, en partant de ce que nous connaissons déjà.

* « Donner l’envie d’apprendre », Alain Sotto et Varinia Oberto, Ixelles Editions 2013

mardi 27 novembre 2012

Apprendre à apprendre

Il en aura fallu du temps pour comprendre que les cartes heuristiques étaient le chemin à suivre. D'autres pays l'ont compris depuis 15 ans ! Mais ne boudons pas notre plaisir et lisons l'article : Gestion des Connaissances: L'Éducation Nationale Française découvre le Mind-Mapping.

Il est donc reconnu qu'en apprenant avec nos deux cerveaux, nous optimisons notre temps d'apprentissage. L'hémisphère gauche pour organiser et l'hémisphère droit pour créer du lien. En combinant les approches, nous allons mieux retenir l'information.

Dans mon ouvrage "Techniques pour prendre des notes vite et bien", édité en 2005, je recommandais la "spacialisation" des notes sur la page afin de mieux les mémoriser. Les tableaux, colonnes, schémas heuristiques permettent de visualiser, d'organiser les informations et facilitent le travail intellectuel. Le succès a toujours été au rendez-vous : les stagiaires adhéraient à ces méthodes avec curiosité et plaisir. 

Pourquoi cela marche-t-il ? Tout simplement parce que tout le monde a un cerveau et deux hémisphères ! Même les enfants !Plus sérieusement, la visualisation des notes permet d'organiser l'information et donc de mieux mémoriser. Car la mémoire a besoin de rassembler, de relier les informations entre elles : ainsi leur rappel en est facilité.   


   
Techniques pour prendre des notes vite et bien, Edition Eyrolles 2005